Le capitaine (er-te) Jean-Marie Dieuze a vécu sa vie de légionnaire en prises directes au sein de la Légion étrangère en apprenant que notre société doit souvent s’abriter des hommes. Son livre récent précise sous forme de « nouvelles » sa vie au sein de la Légion loin des clichés habituels.
Notre « responsable » de la communication/FSALE s’applique dans cet article original à réagir en faisant face à cette actualité qui se présente dans une grande confusion d’idées où domine l’incohérence, l’intolérance, la haine et la volonté d’imposer d’autres valeurs que celles qui sont les nôtres, « More Majorum » nous oblige…
En fait, ce billet écrit sous la forme d’une « fable moderne » énumère l’action légionnaire de ces « boomers ». Nouvellement nommés "boomers" tous ceux nés pendant le « Baby-boom » d’après 1945, ils étaient appelés, jusqu'à aujourd'hui, « seniors ». Cette appellation humiliante est une réaction, entres-autres, des jeunes générations qui imposent un discours en contradiction et en désaccord avec celui de ces "vieux" qui parlent de "devoir de mémoire"... C'est à ne point douter un mouvement, qui s'oppose à ce qui est présenté comme un discours dépassé et condescendant de ces « boomers ».
Dans un descriptif impressionnant Jean-Marie Dieuze nous offre le déroulé historique des activités légionnaires après les guerres d’Indochine et d’Algérie jusqu’à nos jours aux lieux précis où la France a utilisé ces étrangers qui ont largement contribué à faire son identité française.
Il est intéressant de se souvenir que la Légion au service de la France a perdu 41 697 morts auxquels s’ajoutent tous ceux morts en service et ces autres, nombreux, enlevés par des épidémies ou maladies. Ce n’est pas rien !
Pour terminer le message, notre Capitaine, nous offre une conclusion qui s’impose:
« S’il reste des dettes à solder, nous saurons les payer,
Mais taisez vos sentences sur ces années passées.
Rien ne fut facile, rien ne fut jamais donné.
Et c’est de ce dur labeur, que notre Pays fut bâti.
Respectez l’honneur de ces Anciens, de ces « boomers ».
Car c’est à eux, que vous devez, aujourd’hui, de parler en toute liberté. »
Commandant (er) Christian Morisot
Fable moderne: "les boomers et la mémoire":
Dans un pays qui ne vit que d’accusations nouvelles,
On cherche des coupables pour nourrir ses querelles.
La bouche en cœur, un seul cri : "Voilà les responsables !
Les boomers, ces Anciens, repus, infréquentables ! ».
Ô qu’ils furent surpris, ces hommes sans calculs,
Nés dans les murs glacés, les hivers minuscules,
Quand l’eau chaude coûtait l’effort d’une semaine,
Et que l’on priait pour qu’avril chasse la peine.
Certains prirent l’usine, le port, la mine obscure,
D’autres, plus fous encor, une route moins sûre :
Le képi blanc vissé, sac lourd et cœur battant,
ils signèrent sans phrases… et partirent en chantant.
Années soixante-dix.
Le Tchad se déchirait, FROLINAT [1]se déploya.
Dans l’ombre du Tibesti, le désert s’embrasa.
Alors vint Bison [2], s’élançant dans la plaine,
le 2e REP bondit, la 13e tint la chaîne,
Les chars du 1er REC roulèrent au vent brûlant,
et l’horizon vibrait sous le soleil mordant.
Djibouti, éternelle sentinelle aux portes de la mer,
Garde Bab el-Mandeb [3], verrou du grand désert.
Une Phalange magnifique y veille, bastion de vigilance,
où l’océan indien s’étrangle aux passes du silence.
Aux Comores [4], loin des sables, la mer grondait parfois,
quand les trônes vacillaient sous le jeu des lois.
La Légion, discrète, veillait sans tambour ni gloire,
gardant Mayotte en paix et protégeant sa mémoire…
Puis Shaba [5]se soulève, un cri monte du sol :
Kolwezi se prépare, le 2e REP s’envole [6].
Dans l’air brûlant du Zaïre, des voiles se déploient,
Des otages repris, des vies rendues à soi.
Mais cinq képis blancs [7]restèrent à Kolwezi,
offerts à la poussière, gardiens de l’infini,
leurs noms vivent encor dans les vents du Katanga.
Années quatre-vingt.
Le vent grondait au nord, le désert s’embrasait,
l’Aozou disputée [8], l’ennemi s’y dressait.
Kadhafi, plein d’orgueil, rêvait d’un Tchad à lui,
Le sable effaçait tout… sauf l’ombre de la nuit.
Alors vint Manta [9], camp dressé sous les dunes,
La Légion sur ses pas, veillant sous la lune.
Le 2e REP rôdait, furtif dans les ravins,
Le 1er REC tonnait, les chars fendaient le grain.
Mais l’orage grondait plus haut, vers Ouadi Doum [10].
Une base dressée, hérissée de bitume,
menaçait la ligne rouge et nos forces au sud.
Alors l’Épervier vint [11], précis comme un éclair.
Les Jaguars de l’air fondirent à plein ciel,
Un feu rasa la piste et le silence fut tel
que l’Aozou s’effaça sous la poussière enfuie,
et le désert garda ses blessures enfouies.
Djibouti, sentinelle au seuil des terres arides,
Tenait son souffle chaud sous ses vents intrépides.
Là-bas, loin de la mer, où l’horizon se tait,
Les pierres font des lois que nul homme n’oublie jamais.
Oueah [12]dressait ses murs aux confins du silence,
L’escadron veillait là, gardien des distances.
Sous un ciel sans repos, dans la fournaise sèche,
Les hommes buvaient la soif et mâchaient la poussière.
Mais plus loin, vers Arta [13], le désert se referme,
La piste y court, brûlante, infinie, presque ferme.
Dix kilomètres de roc, de sable et de tourments,
Où chaque pas dévore un reste de vivant.
Les corps y plient, les mains saignent sur la pierre,
Le souffle y brûle autant que la gorge se serre.
Là, l’effort seul décide et l’orgueil se défait,
Là, se taillent des hommes comme on forge une épée.
Et quand, le soir venu, le vent tombe et se meurt,
L’Arta rend ses échos à la nuit, à la peur.
Mais dans le sable ocre, sous l’étoile qui luit,
Reste la trace du pas… et le silence qui suit.
Mais l’Est n’était pas seul à crier sous les flammes :
Le Liban se déchirait, Beyrouth comptait ses larmes.
Sous le drapeau de l’ONU [14], nos pas battaient le sol,
Chaque ruelle portait un silence de plomb.
Et soudain, un matin, une onde implacable fit son œuvre :
Le poste Drakkar sombra [15], cinquante-huit sous les pierres [16],
des frères ensevelis sous le béton écrasant,
des drapeaux s’inclinant au silence du temps.
Puis vint Ouvéa [17], loin, sous le Pacifique chaud,
Une grotte en otage, des cris dans les roseaux.
Le 2e REP monta, présent dans l’ombre claire,
Les rafales rugirent, la paix resta amère.
Bangui [18], Libreville [19], nos pas laissèrent des traces,
gardant les ressortissants, veillant sur les places.
Dans l’ombre, loin des cris, la Légion répondait,
protégeant sans repos ceux que le vent jetait.
Années quatre-vingt-dix.
Sarajevo hurlait, sous le feu des collines, [20]
Les ponts et les marchés croulaient dans les ruines.
La Neretva pleurait ses enfants engloutis,
Et Mostar se brisait sous des cieux assombris.
Des képis blancs passaient, furtifs parmi les pierres,
Sous l’œil des snipers froids, chaque pas se risquait.
Du mont Igman, au loin, grondait l’écho des feux,
Et le poids de tant d’hommes portant mille drapeaux.
Puis vint Mitrovica [21], ses rues et ses murailles,
Où l’écho des rancunes rallumait la mitraille.
Dans les faubourgs blessés, sur les toits de Pristina,
Les ombres du Kosovo marquaient leurs fronts.
L’Europe vacillait, les clochers se taisaient,
Le vieux pont de Mostar sombrait dans ses regrets.
Et les murs éventrés, dévorés par les flammes,
N’étaient plus que les veines ouvertes de leurs âmes.
Puis vint Rwanda, l’horreur qu’aucun mot ne console, [22]
Mille collines d’effroi où la haine s’envole.
Turquoise [23] y leva sa fragile frontière,
séparant les vivants des ombres de la guerre..
La Légion traçait des routes entre les tombeaux.
Le 2e REP encor, debout, muet témoin,
dont le regard cherchait ce qui restait d’humain.
Sous des cieux sans pitié, mais sans fléchir les cœurs,
ils laissèrent au temps d’effacer leurs douleurs.
Mais déjà d’autres vents soulevaient d’autres cendres,
d’autres soleils brûlants, d’autres cieux à défendre.
La Légion repartait, fidèle à son devoir,
vers d’autres horizons façonnés sa gloire.
Années deux mille à nos jours.
L’Afghanistan [24]rugit de ses gorges profondes,
des monts de l’Hindou Kouch aux vallées sans pardon.
Les pierres retenaient l’écho sourd des rafales,
et les traces d’Uzbeen [25]marquent encore la terre.
Côte d’Ivoire gémit [26], la haine ouvre ses plaies,
Abidjan se déchire et le fleuve en reflète les traits.
Sous le nom de Licorne, la Légion se déploie [27],
Pour séparer la haine et contenir les lois.
Puis vint le Congo, la forêt d’Ituri,[28]
Artémis déploya ses ombres et ses fusils. [29]
Dans la moiteur épaisse, la Légion se glissait,
Protégeant, recueillant, quand la mort se dressait.
2011 souffla d’Harmattan [30]sur ses rives,
la Libye implosa sous ses cendres vives.[31]
Serval, Mali, l’Afrique encor les appelle,
Sous un soleil de plomb et des nuits sans sommeil.
Dans l’Adrar des Ifoghas grondent les coups de guerre,
et le 2e REP s’enfonce au cœur des pierres.
Sangaris [32]s’élança sur les terres de RCA,[33]
Où Bangui suffoquait, la peur au bout des pas.
Dans l’ombre des forêts, les képis blancs veillaient,
Sur les pistes brûlantes que leurs pas dessinaient.
Puis Barkhane déploya ses routes infinies,[34]
Du Tchad jusqu’au Niger, la chaleur les bénit.
Des hommes tombèrent là, sans clairon ni mémoire,
Leurs noms gravés dans le sang, bien plus haut que l’Histoire.
De 2000 à nos jours, sous des cieux de poussière,
La Légion a marché, portant sa part de guerre.
Et si nul ne se souvient de ces terres de feu,
Les Anciens, eux, savent… et portent ce fardeau.
Puis vint le temps des grand procès :
« Vos vies furent faciles, dit-on, vous avez tout pris !
Il serait temps, enfin, de payer vos oublis…
Aux enfants de demain, des dettes en héritage,
Être vieux n’empêche pas d’être responsable.
Et pour certains, vous êtes déjà coupable. »
Moralité :
Apprenez que ces boomers ont porté la France entière,
Dans les usines, les champs, les mines et la poussière.
Les anciens combattants ont tout donné d’eux-mêmes,
Et les légionnaires , tout autant… étrangers, mais fidèles.
S’il reste des dettes à solder, nous saurons les payer,
Mais taisez vos sentences sur ces années passées.
Rien ne fut facile, rien ne fut jamais donné,
Et c’est de ce dur labeur que notre Pays fut bâti.
Respectez l’honneur de ces Anciens, de ces boomers…
… car c’est à eux, que vous devez, aujourd’hui, de parler en toute liberté..
More Majorum
Capitaine (er) Jean-Marie DIEUZE
[1] Front de Libération Nationale du Tchad. Création : 1966, à Nyala (Soudan). Objectif : renverser le président tchadien François Tombalbaye, jugé trop proche de la France.
[2] Cette opération, lancée massivement en 1969, marque le retour offensif de la France dans la zone. Les Mirage F1, les AMX-13 et les VAB viennent prêter main forte. L’armée française doit reprendre Faya-Largeau, Bardaï, Abéché.
[3] Situé entre Djibouti / Érythrée au nord et le Yémen au sud. C’est le détroit qui relie La mer Rouge (au nord) et le golfe d’Aden et l’océan Indien (au sud).
[4] Le 6 juillet 1975, l’archipel des Comores proclame son indépendance vis-à-vis de la France, sauf Mayotte qui choisit de rester française. L’État comorien naissant est instable : coups d’État, rivalités tribales, influences étrangères.
[5] Shaba est l’ancien nom du Katanga, une province minière du sud du Zaïre (actuelle République démocratique du Congo).
[6] Le 19 mai 1978, les légionnaires parachutistes du 2e REP sautent sur Kolwezi.
[7] CPL Robert Guy Ashby, SGT Norbert Daniel, LEG Jean Hembert, CPL Jean César, CCH Youcef Alioui
[8] La bande d’Aozou est une étroite zone désertique de 100 km de large et 1 000 km de long, au nord du Tchad, à la frontière libyenne.
[9] L’opération Manta (1983-1984) est un tournant majeur pour la Légion étrangère : c’est le moment où la France déploie massivement ses forces pour bloquer l’expansion libyenne et sécuriser le Tchad… préfigurant directement Ouadi Doum et Épervier.
[10] Episode marquant de la guerre du Tchad dans les années 80 : le raid aérien français sur Ouadi Doum, une opération aussi brève que spectaculaire par 11 Jaguars de l’armée de l’air.
[11] L’opération Épervier (1986-2014 !) est l’une des plus longues opérations extérieures de l’armée française.
C’est un tournant : après Manta (1983-1984), Épervier marque l’affrontement direct contre la Libye de Kadhafi… avec Ouadi Doum comme coup d’éclat.
[12] Dès 1968, l’escadron de reconnaissance de la 13e DBLE fut implanté à Oueah, à 40 km de Djibouti. Station autonome équipée d’ERC‑90 Sagaie, il devint pour la Légion le gardien isolé des terres intérieures, veillant sur les pistes désertiques jusqu’à son départ en 2011.
[13] Le Centre d'entraînement au combat d'Arta plage (CECAP) était un centre d'entraînement de l'armée de Terre française situé en République de Djibouti. En juillet 2011, lors du départ de la 13e DBLE du territoire, le CECAP est devenu CECAD (Centre d'entraînement au combat Arta-Djibouti). Situé à Arta, sur les rives du golfe de Tadjourah, il était armé par un élément de la compagnie de commandement et des services de la 13e demi-brigade de Légion étrangère. Créé en 1978 afin de remplacer un ancien centre amphibie qui existait à Obock. Il prend rapidement de l'ampleur grâce à l'agrandissement des pistes terrestres et nautiques, la création de champs de tir, jusqu'à être officiellement reconnu comme centre d'entraînement commando en 1982 par l'état-major de l'Armée de terre en prenant le nom de Centre d'entraînement commando d'Arta Plage. Néanmoins, afin d'accompagner la restructuration de l'armée française, le CECAP s'est transformé en Centre d'entraînement au combat d'Arta Plage en 2008.
[14] Force Multinationale de Sécurité à Beyrouth (1982-1984) : La Légion étrangère n’était pas déployée en tant qu’unité organique, mais : des légionnaires en renfort servaient dans des détachements du 1er RCP et du 3e RPIMa., le 2ème REI notamment.
[15] L’attentat du Drakkar – Beyrouth, 23 octobre 1983. Immeuble de 9 étages à Beyrouth-Ouest, occupé par le 3e RIMa (infanterie de marine) et des éléments parachutistes. Surnommé "Drakkar" en référence à la compagnie Viking du 3e RIMa.
[16] Les 58 parachutistes français tués lors de l’attentat appartenaient principalement aux 1er et 9e régiments de chasseurs parachutistes (55 du1er RCP et 3 du 9e RCP).
[17] Nouvelle-Calédonie, avril-mai 1988. Le rôle du 2e REP à Ouvéa est central : c’est l’un des engagements directs de la Légion dans les années 80.
[18] Bangui, capitale de la République centrafricaine (RCA), a connu dans les années 80 une instabilité chronique : coups d’État, rébellions, rivalités ethniques. La 13e DBLE et le 2e REP interviennent ponctuellement, souvent en alerte courte.
[19] Dans les années 80, le Gabon sert de plateforme logistique. Libreville accueille l’une des principales bases opérationnelles françaises en Afrique centrale.
[20] La guerre de Bosnie commence le 6 avril 1992 après l’indépendance de la Bosnie-Herzégovine. Sarajevo est assiégée du 5 avril 1992 au 29 février 1996 → 1 425 jours d’encerclement.
[21] En juin 1999, les forces de l’OTAN entrent au Kosovo sous mandat de l’ONU (résolution 1244), et la KFOR (Kosovo Force) est créée. (2ème REI)
[22] En avril 1994, le génocide rwandais débute après l’attentat contre l’avion du président Juvénal Habyarimana (6 avril 1994). Environ 800 000 personnes (principalement Tutsis, mais aussi Hutus modérés) sont massacrées en 100 jours.
[23] 23 juin 1994. Jusqu’à 2 500 militaires français déployés, avec des unités africaines en appui (Sénégal, Mauritanie, Tchad) : 2REP, 13DBLE, 1REC, 2REI
[24] Après les attentats du 11 septembre 2001, les États-Unis lancent l’opération Enduring Freedom le 7 octobre 2001.La France s’engage immédiatement auprès de la coalition internationale, puis sous mandat de l’ONU à partir de 2003, via la Force Internationale d’Assistance à la Sécurité (FIAS / ISAF).
[25] 18 août 2008, vallée d’Uzbeen, dans la province de Kapisa, à environ 50 km au nord-est de Kaboul. 100 soldats français dont des éléments du 8e RPIMa, du 2e REP, du RMT et du 1er REC. 10 soldats français tués et 21 blessés. Dont le SGT Penon Rodolphe du 2ème REP.
[26] La Côte d’Ivoire bascule dans la crise à partir de septembre 2002. le pays est coupé en deux : au Nord tenu par les Forces Nouvelles (rébellion pro-Guillaume Soro), au Sud sous contrôle du président Laurent Gbagbo.
[27] L’opération Licorne (2002 – 2011) : 2 500 militaires, dont des unités de la 13e DBLE, du 2e REP , du 2e REI.
[28] Après le génocide rwandais (1994), la RDC sombre dans une guerre civile complexe. Bunia, capitale de l’Ituri (nord-est de la RDC), devient l’épicentre d’affrontements sanglants entre les milices Hema et Lendu.
[29] Opération Artémis — RDC (2003) : environ 1 800 militaires, dont 900 Français (2REP, 1REC, 13DBLE, 2REG).
[30] 19 mars 2011 → frappes aériennes françaises contre les forces pro-Kadhafi. La Légion n’était pas en première ligne officielle, mais plusieurs unités ont été engagées en appui et en protection : 2REP, 1REC, 1REG.
[31] La Libye plonge dans le chaos en 2011, après le déclenchement du Printemps arabe : soulèvement contre le régime de Mouammar Kadhafi.
[32] Décidée par la France, avec mandat du Conseil de sécurité de l’ONU. Déploiement de 1 600 militaires français, dont des légionnaires du 2e REP, 1er REC et 13e DBLE.
[33] Mars 2013 → les rebelles de la Séléka renversent le président François Bozizé.
[34] Lancement de l’opération Barkhane le 1er août 2014, jusqu’à 5 100 militaires au plus fort de l’engagement. La légion y pris toute sa part. 58 soldats français tués au total. Parmi eux, plusieurs légionnaires du 2e REP, 2e REG, 13e DBLE, 2e REI et 1er REC.